Le 3 octobre 2026, Maison Mère, Montluçon.

Témoignage de Frédérique :

…

Le 6 avril 2013,  c’est lors de la profession de foi de ma fille Elsa que quelque chose s’est passé.

Au cours de la célébration, tout particulièrement pendant  l’homélie, puis au moment de l’Eucharistie, j’ai été profondément touchée par le Seigneur. J’ai fait l’expérience très forte de sa présence et, surtout d’être aimée de Lui.

Je ne saurais pas vraiment expliquer ce qui s’est passé. Je peux simplement dire qu’ il y eut pour moi un avant et un après.

Quelques jours plus tard, je me suis retrouvée à la messe à Notre-Dame de Bon Secours, Bois-Colombes qui est devenue  depuis ma paroisse. J’ai  ressenti le besoin de me confier à un prêtre qui m’a aidé à comprendre que ce que je vivais pouvait être accueilli comme une grâce.

Je me sentais profondément transformée :  heureuse, joyeuse, avec une énergie nouvelle. Mais surtout, quelque chose changeait dans ma relation aux autres. J’étais davantage  à leur écoute, plus disponible, plus tolérante, plus sereine.

Très vite, j’ai éprouvé le besoin d’être accompagnée spirituellement et de me former. Pendant  huit années, j’ai suivi à l’Institut Catholique de Paris un parcours biblique et théologique, tout en prenant progressivement ma place dans la vie de ma paroisse : visites de nos aines en EHPAD, adoration, chorale, sacristie différents services.

Avec le recul, je comprends que ma conversion n’a pas simplement été un retour à l’Église. Elle a été la découverte d’une présence : celle d’un Dieu qui était déjà là, qui m’attendait et qui s’est fait proche au moment même où je ne pensais pas vraiment le chercher.

Cette rencontre a progressivement réorienté ma vie et fait naitre en moi le désir de vivre plus pleinement ma consécration baptismale.

J’ai tout d’abord cheminé pendant 3 années dans la Communauté de l’Emmanuel, dans le charisme porté par ma paroisse. J’y ai reçu beaucoup de beaux fruits. Mais peu à peu, j’ai compris que le Seigneur m’appelait ailleurs.

En 2018, j’ai frappé à la porte des Oblates du Cœur de Jésus, à la Maison Generalice de Paris. J’y ai été accueillie avec beaucoup de chaleur par Soeur Christiane qui depuis rejoint le Père et par Soeur Lucyna.

Après une année de discernement, j’ai commencé une formation en vue d’être Oblate séculière, accompagnée par Michèle Damay, Oblate séculière, à qui je dois beaucoup pour sa disponibilité et sa bienveillance.

Ces années n’ont pas été un long fleuve tranquille. Il y eut des questions, des résistances, peut-être même des peurs. Mais, peu à peu le discernement m’a conduite vers une plus grande paix intérieure.

Dans la période post-Covid, j’éprouvais une peur plus grandissante de me disperser. Je me demandais  si je pourrais donner à mon engagement d’Oblate, la place qu’il méritait, alors que  mes études, mes engagements professionnels, mes différents services d’Église et toutes les activités qui avaient pris place dans ma vie étaient déjà nombreux

Il me fallait donc continuer mon discernement. Est-ce bien là que le Seigneur m’attendait ?  Je me suis donc rapprochée du service pour la vie Consacrée de mon diocèse. Ce fut 4 années compliquées mais nécessaires, une sorte de nuit de la Foi, mais au final fructueuses.

Aujourd’hui, je rends grâce pour  ce temps de recul. Il m’a permis de continuer à discerner, de grandir dans la liberté et d’approfondir ce désir pour la vie consacrée au sein de l’Institut.

Et le 15 avril 2025, j’ai finalement refrappé à la porte des Oblates du Cœur de Jésus.

J’y suis revenue autrement : plus libre et plus paisible, avec une conviction plus profonde.

J’ai découvert ou redécouvert combien la spiritualité de l’Institut, centrée sur le Cœur de Jésus et nourrie des traditions ignatienne et thérésienne rejoignait profondément mon désir de transformation intérieure.

L’Oblate est appelée à être, selon une belle expression de notre Fondatrice des Oblates du Coeur de Jésus , la bienheureuse Louise Thérèse de Montaignac « la carmélite du monde » : une femme qui cherche Dieu au cœur même du monde où elle vit, dans la prière, dans l’action et dans le service.

C’est précisément ce que je désire vivre.

Je souhaite être disponible pour la mission, là  où le Seigneur m’envoie, m’enverra ou me conduira.

Je mesure aussi les exigences et la responsabilité d’un tel engagement : envers le Seigneur, envers l’Institut et ses membres, mais aussi envers l’Église que je désire servir.

Après ce long temps de discernement et de pérégrination, je ressens au plus profond de moi, le désir d’une vie plus unifiée : unir davantage ma prière, ma vie quotidienne, mes engagements et mon désir de servir.

Et finalement, tout a débuté par cette rencontre du 6 avril 2013.  

Ce jour-là, je ne savais pas ce que le Seigneur allait faire de ma vie. Je ne savais pas qu’un jour je parlerais de Lui devant vous. Je ne savais pas non plus qu’Il me conduirait jusqu’à l’Oblation et mes premiers voeux.

Aujourd’hui, je peux simplement dire :

« Seigneur, que Ta volonté soit faite. »  L’Oblation est bien cet Amen vécu.

Fais de moi un instrument d’écoute, de paix et de joie, là où Tu me guides.

C’est pourquoi je souhaite maintenant avancer dans cette disponibilité confiante : Être au cœur du monde, témoin de l’amour du  Christ et  faire connaître ce Dieu de toute tendresse et demander l’Oblation dans l’Institut des Oblates du Coeur de Jesus et prononcer mes premiers Voeux. 

Frederique

Pour aller plus loin

  • L’unité dans le Cœur de Jésus

  • Témoignage de sœur Pascaline

  • Rencontre interbranches à Paris